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LE
STANDARD DE TRAVAIL
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(Homologué
par la Société Centrale Canine)
Ce texte du standard de travail a été élaboré en 1984 par Monsieur
Jacques KERSPERN, à l’époque secrétaire général du Club et agréé par
le comité sur proposition de la Commission d’Utilisation le 10 juin
1984
- 1 L'ALLURE du griffon est le galop
soutenu, toujours passionné.Des phases de trot sont acceptables. Il
existe un léger mouvement de bascule du corps d'avant en arrière autour
du centre de gravité.
- 2 LE PORT DE TÊTE : Il doit être
au moins dans le prolongement du dos.La tête est portée légèrement en
avant et vers le bas, faisant angle avec le cou ; c'est le port de tête
en "marteau."Le travail de l'émanation et sa remontée doivent
toujours se faire le nez haut.
- 3 LA QUÊTE : Large mais dans la
note continentale, entreprenante, adaptée au terrain et à la végétation.
- 4 LA REMONTÉE D'ÉMANATION : L'allure
se ralentit. La tête se fixe dans le prolongement du cou. (le port en
marteau disparaît), puis le chien fléchit sur ses membres. Il devient
rasant. - 5 L'ARRÊT : soit bloqué en pleine course, soit après une remontée d'émanation : la tête et le nez dans le prolongement de la ligne du dos, le corps est tendu, bandé, l'encolure allongée, les membres sont le plus souvent fléchis.Le Chien peut être semi-couché et parfois planté ; la queue, rigide, ne doit pas fouailler.
COMMENTAIRES Le regretté Robert MARTINEAU qui fut un grand cynophile, amateur de pointers, juge en beauté et en travail, a écrit en 1973, dans les colonnes du bulletin du Club français du Griffon "Le style de race, au même titre que les caractéristiques morphologiques, est un caractère ethnique indiscutable de l'ensemble racial que les clubs et les éleveurs ont le devoir de maintenir". Jusqu'à cette époque, peu de clubs s'étaient souciés du style inhérent à leur race et les juges n'en tenaient pas particulièrement compte dans leurs critères de jugement. Le professeur SOLARO tout comme O’BREEN (en 1934), ont attiré l'attention des cynophiles sur le sujet. "Chaque race, dans la catégorie des chiens d'arrêt, travaille dans son style à elle et celui-ci doit la caractériser… Le style d'arrêt est certes une des meilleures preuves de finesse et de pureté de race"... "Les standards de travail, du point de vue zootechnique, ont la même importance que les standards morphologiques et sans doute est-il inutile de sélectionner les races si nous ne sommes pas en mesure, aujourd'hui, d'en sauvegarder intégralement le type". A partir des années 1980, les responsables de Clubs ont réellement pris conscience de ce problème et ont commencé à rédiger leurs standards de travail. Le "petit livre bleu" édité par la Société Centrale Canine, rassemble tous les standards des races de chiens d'arrêt et permet de les connaître et de les comparer. Les différentes attitudes d'un chien dans son travail permettent de définir le style inhérent de sa race. Son allure, son port de tête, sa quête, ses prises d'émanation et leurs remontées, l'arrêt, le coulé en sont les expressions caractéristiques. Un pointer, un setter, un épagneul, un braque ou un griffon n'ont pas les mêmes attitudes dans cette panoplie d'actions.Monsieur MARTINEAU faisait remarquer que cet ensemble était conditionné par le psychisme particulier à la race et par sa conformation morphologique, notamment pour le griffon, par sa construction rectangulaire et par ses angulations. "C'est un chien à tête voulue longue et donc par corrélation, de règle chez les races harmoniques, à corps plutôt long." Cette construction le situe plus près de terre qu'un COB et les jarrets coudés influent sur les appuis qui s’abaissent dans les phases de ralenti, à partir de la détection du gibier. Standard signifie : correspondance à un type courant, habituel. Le standard de travail du KORTHALS doit donc refléter l'image des différentes aptitudes de l'ensemble de la race. C'est la somme de ces constantes qui définissent le standard. Les éleveurs, à partir de ce profil type, cherchent à maintenir les caractères morphologiques qui déterminent les attitudes de leur modèle de prédilection. Ce sont ces corrélations qui déterminent le style. On mesure leur importance dans le cadre du maintien de l'identité d'une race. |