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LA
DYSPLASIE DE LA HANCHE
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La dysplasie coxo-fémorale est une atteinte de l’articulation des hanches dont l’origine héréditaire, sans être exclusive, est néanmoins prouvée. Cette tare est présente dans toutes les races de taille moyenne, pas plus fréquemment chez le Korthals que chez d’autres races. De quoi s’agit-il ? Comme son nom l’indique (en grec !) la dysplasie est une mauvaise construction de l’articulation de la hanche, un mauvais emboîtement de la tête du fémur dans la cavité cotyloïde de l’os iliaque, cette cavité cotyloïde (on dit aussi "le cotyle") est trop plate, pas assez creuse en tous cas pour retenir la tête du fémur qui s’y loge et s’y déplace dans la marche et la course, de ce fait, la tête du fémur a tendance à se déplacer hors du cotyle et à travailler dans de mauvaises conditions. Dans des cas peu importants, cela ne se voit pas à la marche et à la course chez un jeune chien mais, l’âge venant, une arthrose s’installe peu à peu et devient invalidante alors que le chien est dans la force de l’âge et à son meilleur niveau de chasseur expérimenté. Dans les cas graves la tête du fémur se luxe hors du cotyle et c’est la boiterie incontournable qui met fin à la carrière du chien à l’âge de huit à dix mois. On distingue selon la gravité de la maladie quatre stades différents mais, en fait, l’échelle internationale a retenu cinq situations désignées par les lettres de l’alphabet : A = Hanches normales B = Stade intermédiaire (hanches presque normales C = Dysplasie légère (stade I) D = Dysplasie moyenne (stade II) E = Dysplasie grave (Stade III sans luxation et stade IV avec luxation, c’est l’invalidité.) Une dysplasie même moyenne est indiscernable chez le chiot ou le jeune ou même l’adulte, seule la radiographie des hanches peut la déceler. Le chien doit avoir un an révolu pour une radio légale qui doit être interprétée par un lecteur officiel. Il est très important que le cliché soit fait dans des conditions rigoureuses : La radio doit être faite sur un chien sous anesthésie générale car les membres doivent être mis en extension complète de façon parfaitement symétrique et en rotation interne pour que les rotules soient en position médiane, visibles sur le cliché. Ces éléments de symétrie doivent être contrôlées par le vétérinaire. L’identification du cliché est effectuée par marquage indélébile sur le film par le vétérinaire après contrôle du tatouage, indiquant : nom du chien, numéro de tatouage, date de la radio, mention droit et gauche et nom du praticien. Le certificat de lecture s’obtient en adressant la radio, la photocopie de la carte de tatouage et un chèque de23 euro pour frais de lecture + une enveloppe timbrée pour le retour à notre lecteur : M. le Professeur LIGNEREUX École Nationale Vétérinaire de Toulouse 23 Chemin des Capelles 31076 Toulouse cedex Celui-ci délivrera un certificat dont photocopie doit être adressée au Secrétariat Général du Club avec photocopie du pedigree pour enregistrement. La mention DYS. A ou B, transmise à la SCC par les soins du Club, figurera sur les pedigrees des descendants. N’adressez rien à la SCC directement. Pour obtenir une radio correcte, le mieux à faire est de faire lire le protocole par votre praticien avant qu’il ne pratique la radiographie. Un bon nombre de radios sont incorrectes et entraînent des erreurs de lecture, le plus souvent au détriment du chien. En cas de contestation sur l’interprétation du lecteur officiel, une seconde lecture peut être demandée pour le même tarif de 23 euro au lecteur d’appel Le Docteur Francis LEGEARD 18 Bd Gaétan Roudeau 44200 NANTES BEAULIEU Le Club a entrepris une politique de vérité et de sévérité depuis les premières années 80. Pas de dysplasie au delà du stade I dans les champions et les recommandés, puis, quelques années plus tard, même le stade I a été prohibé, même pour devenir trialer, à plus forte raison pour être recommandé. Nous avons récolté les fruits de notre sévérité en constatant que nous avions largement assez de sujets indemnes pour que la race ne souffre pas d’un manque d’étalons et de lices de qualité non atteints alors que d’autres races de chien d’arrêt, il y a quelques années, niaient toute atteinte de leur population et pratiquaient la politique de l’autruche en clamant à tous vents que les Korthals étaient dysplasiques. Actuellement ces autres races qui n’ont pas sélectionné à temps sont dans l’obligation de garder à la reproduction des géniteurs stade I avec les risques que cela comporte pour l’avenir. Est-ce à dire que tous nos éleveurs se conforment aux directives du Club ? Hélas non ! Il y a ceux qui ne font pas partie du Club et il y a ceux qui négligent les directives. Un gros sifflet leur pend au bout du nez : la justice. En effet le Code Rural a classé la dysplasie "vice rédhibitoire" qui casse la vente d’un chiot s’il s’avère porteur de dysplasie mais il y a pire : le Code Civil qui, assimilant le chien à n’importe quelle marchandise, classe la dysplasie dans ce qu’on appelle "un vice caché de la chose vendue" et en cas de dysplasie déclarée, condamne l’éleveur à rembourser l’acheteur du chiot et peut même le condamner à des dommages et intérêts s’il est prouvé que les géniteurs du chiot vendu étaient dysplasiques. La seule attitude responsable aux yeux de la Loi est de ne produire qu’avec des géniteurs indemnes. C’est ce que font les signataires de notre "Charte de l’Éleveur". Est-ce à dire qu’en élevant avec des chiens indemnes il n’y aura pas de dysplasique dans la portée ? Hélas non ! Ce serait trop beau. Deux chiens non dysplasiques peuvent engendrer des dysplasies mais statistiquement moins que les autres. La dysplasie ne provient pas d’un gène récessif où il faut la conjonction des gènes du mâle et de la femelle pour produire la tare, il semble qu’un des deux géniteurs soit capable de transmettre, à lui seul, la tare. Il y a des géniteurs particulièrement néfastes que l’on appelle "déteriorateurs". D’autres sont à l’inverse "améliorateurs"...mais il faut les trouver ! Cela demande un travail statistique auquel nous consacrons beaucoup de temps. L’amélioration de la production passe chez l’éleveur par une épreuve de patience : Une sélection assez prolongée amène à avoir les parents puis les grands-parents et les arrière-grands-parents non dysplasiques avec des résultats améliorés à chaque génération surtout en usant de l’élevage en consanguinité. Un pedigree avec quatre générations de parents indemnes des deux côtés est une quasi-assurance de non dysplasie. |
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